-------------------------------------------------------------------l'assurance d'un avenir durable--------------------------------------------------
Jean VOGEL défend les PME locales
Jean VOGEL avait convié les dirigeant-e-s des petites entreprises locales (PME) a une réunion de travail-d'échanges avec la candidate à la présidentielle, Eva Joly sur le chantier du VVF en cours de rénovation à Sâales cette après-midi du mardi 13 mars.
Ce chantier montre les emplois de demain, non délocalisables dans la rénovation des bâtiments, mais il a été aussi question des emplois de services (maison de retraite, petite enfance) et énergies renouvelables (éoliennes, photovoltaique, chauffage bois,...) et des charges qui pèsent sur les petites entreprises et qui rendent difficile l'embauche. Et pourtant, un million de PME en France qui embauchent une personne , cela fait un million de chômeurs en moins. Qui s'attaquera à la réforme des charges sociales qui portent sur le travail (personnes) aujourd'hui alors qu'elle pourrait glisser vers la plus-value des entreprises ?
SOUTIEN des COOP ALSACE
Rarement les habitués de la Coop de Dorlisheim se seront autant pressés devant la vitrine de leur magasin. De quoi réchauffer le cœur de sa gérante Geneviève Weller, en ces temps agités que traverse le groupe. « Je n’avais pas pensé qu’il y aurait tant de monde. Quelques dizaines de personnes, peut-être… »
« Acheter plus régulièrement que le paquet de farine du samedi soir »
Plus de cent ont en réalité répondu présentes, dans un beau mélange de générations. Car s’il y avait beaucoup d’anciens, de nombreux autres habitants, plus jeunes, étaient aussi là, certains en famille. Tous des clients mus par la même envie : dire avec ce rassemblement leur attachement à la Coop du village.
Un élan bien traduit par le maire Gilbert Roth. « Pour qu’un commerce de proximité puisse exister, il faut y acheter. Si possible un peu plus régulièrement que le seul paquet de farine du samedi soir. Vous êtes là aujourd’hui, c’est donc que vous l’avez compris ».
À sa suite, Jean Vogel, maire de Saâles, a souligné que « sans commerce de proximité, il ne peut pas y avoir de qualité de vie. On nous parle de plus en plus de proximité, de favoriser l’économie sociale, les productions locales… La Coop le fait depuis cent ans. D’où aujourd’hui le malaise, alors qu’on est en train de la sacrifier », a clamé celui qui portera les couleurs d’EELV aux prochaines législatives. « Si elle [la Coop] entre dans les sphères de groupes internationaux de la grande distribution, ça enterrera les PME alsaciennes de l’agroalimentaire », a-t-il ajouté avant de lancer un appel à « redevenir citoyens avant d’être consommateurs ».
« Dans les deux mois qui viennent, l’avenir du groupe va se jouer », a enchaîné Dominique Bézu, vice-président de l’association régionale de soutien aux Coop d’Alsace. En jeu : pas moins de 3 500 emplois directs et 1 500 indirects. Et aussi ce rôle important de « lien social » si cher au cœur des Alsaciens.
Le groupe perd de l’argent « depuis dix ans » et se trouve plombé par 120 millions de dette. Pourtant, « il a un potentiel formidable. Sinon, il n’y aurait pas tant de concurrents pour le rachat » est convaincu M. Bézu. Aussi, le plan de sauvetage monté par la direction « a le mérite d’exister », mais « revient à vendre l’esprit coopératif » à Leclerc et Casino.
L’association défend à l’inverse une alternative qui conserverait intact l’ensemble du groupe et sur laquelle elle souhaite que les 170 000 sociétaires puissent avoir leur mot à dire. Car « la Coop, c’est eux, c’est vous, c’est nous tous ».
Aussi, en plus d’une pétition libre pour marquer son soutien à l’enseigne, une seconde était sur la table, réservée aux sociétaires, pour leur permettre d’exprimer leur défiance vis-à-vis de l’actuel conseil d’administration.
Avant de déboucher les bouteilles pour la partie apéro proprement dite, la plus applaudie de la matinée fut sans nul doute Geneviève Weller. Une responsable du point Coop qui, en toute simplicité, a tenu à remercier chaleureusement la foule. « Voir tous ces gens, ça fait vraiment très plaisir », confiait-elle juste avant de retourner derrière sa caisse.
par O.T., publié le 11/03/2012 à 05:00
Conflits d'intérêt, favoritisme politique, dépenses inconsidérées dans la précipitation, quelques dossiers révélateurs....
L'exemple parfait actuel est le Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO).
Tous les Alsaciens découvrent les pertes considérables (24 millions d'€, après un investissement de plus de 60 millions d'€) du Bioscope (projet auquel Les Verts écologistes se sont opposés dès le départ) et le passage ridicule de 200 camions par jour dans le tunnel de Ste-Marie (200 millions d'euros d'investissements) alors que plus de 4000 poids lourds traversent quotidiennement le massif. Aujourd’hui, le gouvernement avec la complicité de la majorité UMP des collectivités alsaciennes s'engage dans un projet de près de 800 millions d'euros porté par un opérateur privé Vinci.
Dans cinq ans, à l'heure du bilan, on constatera sans aucun doute que :
· 400 Ha des meilleures terres alsaciennes ont été définitivement perdus pour l'agriculture balafrant de façon durable un des plus emblématiques terroirs alsaciens,
· les bouchons automobiles n'ont pas disparu comme l'avaient prédit les études effectuées par TTK dès 2005 - le rapport d'enquête publique lui-même ne prévoit d'ailleurs que 4,6 % de report net A35-GCO
· trop peu de camions ont accepté d'emprunter cet axe payant et que la majeure partie de la taxe 'poids lourds' sert à indemniser la société concessionnaire, du fait de la non-rentabilité du GCO
· les investissements dans les transports alternatifs sont insuffisants faute des rentrées liées à la taxe 'poids lourds', et du coup l'agglomération strasbourgeoise reste et restera durablement encombrée
· le choix du concessionnaire a été pour le moins rapide et non conforme avec les règles de sélection fixées et on s'interrogera sur les conditions d'attribution du marché.
Et on peut se demander aussi pourquoi certains élu(e)s veulent aller au bout du projet GCO alors que peu de monde le soutient en 2012.
Qui a le courage, à part les écologistes et des associations, de reconnaître que ce projet ne correspond plus aux réalités actuelles et futures ?
Le tunnel de Ste-Marie-Aux-Mines devait drainer tout le trafic (interrégional) pour désengorger les cols de Bussang, du Bonhomme et de Saâles. Argent public, exploitant privé qui a mis les tarifs du péage si hauts que cela devient prohibitif: des milliers de camions traversent quotidiennement nos villages, créent des nuisances sonores et font courir des risques à la population notamment aux enfants des écoles.
Dépenses inconsidérées pour le BIOSCOPE ; des investissements dans le privé pour un résultat qui dès le départ montrait son vrai visage : acquérir une emprise foncière, mettre la main sur les secteurs rentables de l'Ecomusée (billetterie, boutique, restaurants,...), faire de l'immobilier avec un projet Pierre et Vacances, avec le leurre de créer un parc de loisirs qu'on disait dédié à l'éducation à l'environnement. La structure des bâtiments est métallique, le chauffage électrique !
Autre exemple : le troisième incinérateur du Haut-Rhin. L'ancien (Aspach-Le-Haut) n'était plus conforme, rejetait des furanes, des dioxines, etc... et polluait en permanence les villages avoisinants. Le Conseil Général avec des cofinancements d'Etat voulait construire un nouvel incinérateur pour un budget dépassant les 60 millions d'euros. Les habitants, les associations citoyennes et environnementales et les élu(e)s écologistes ont combattu pendant plusieurs années ce projet en proposant d'améliorer le tri des déchets et leur valorisation. Au bout du compte, ce fut une victoire citoyenne puisque la construction fut abandonnée, le tri amélioré. Aujourd'hui un seul incinérateur par département pourrait suffire.
Il est temps de retrouver le sens de l'exemplarité, de l'intérêt général, de l'honnêteté. Une honnêteté qui consiste à ne pas promettre, à ne pas mentir, à reconnaître ses lacunes et ses erreurs, à écouter et à valoriser les autres. Une honnêteté qui consiste à reconnaître que l'avenir sera difficile, mais le sera encore plus si on ne tient pas compte de notre environnement.
Il nous faut aller au-delà de nos peurs, construire un nouveau modèle de société, plus solidaire et plus responsable. Lui seul est capable de motiver, de fédérer, de donner du sens, et de faire naître un projet qui permettra à notre jeunesse d'identifier des défis passionnants et de s'y investir.
L'exemple parfait actuel est le Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO).
Tous les Alsaciens découvrent les pertes considérables (24 millions d'€, après un investissement de plus de 60 millions d'€) du Bioscope (projet auquel Les Verts écologistes se sont opposés dès le départ) et le passage ridicule de 200 camions par jour dans le tunnel de Ste-Marie (200 millions d'euros d'investissements) alors que plus de 4000 poids lourds traversent quotidiennement le massif. Aujourd’hui, le gouvernement avec la complicité de la majorité UMP des collectivités alsaciennes s'engage dans un projet de près de 800 millions d'euros porté par un opérateur privé Vinci.
Dans cinq ans, à l'heure du bilan, on constatera sans aucun doute que :
· 400 Ha des meilleures terres alsaciennes ont été définitivement perdus pour l'agriculture balafrant de façon durable un des plus emblématiques terroirs alsaciens,
· les bouchons automobiles n'ont pas disparu comme l'avaient prédit les études effectuées par TTK dès 2005 - le rapport d'enquête publique lui-même ne prévoit d'ailleurs que 4,6 % de report net A35-GCO
· trop peu de camions ont accepté d'emprunter cet axe payant et que la majeure partie de la taxe 'poids lourds' sert à indemniser la société concessionnaire, du fait de la non-rentabilité du GCO
· les investissements dans les transports alternatifs sont insuffisants faute des rentrées liées à la taxe 'poids lourds', et du coup l'agglomération strasbourgeoise reste et restera durablement encombrée
· le choix du concessionnaire a été pour le moins rapide et non conforme avec les règles de sélection fixées et on s'interrogera sur les conditions d'attribution du marché.
Et on peut se demander aussi pourquoi certains élu(e)s veulent aller au bout du projet GCO alors que peu de monde le soutient en 2012.
Qui a le courage, à part les écologistes et des associations, de reconnaître que ce projet ne correspond plus aux réalités actuelles et futures ?
Le tunnel de Ste-Marie-Aux-Mines devait drainer tout le trafic (interrégional) pour désengorger les cols de Bussang, du Bonhomme et de Saâles. Argent public, exploitant privé qui a mis les tarifs du péage si hauts que cela devient prohibitif: des milliers de camions traversent quotidiennement nos villages, créent des nuisances sonores et font courir des risques à la population notamment aux enfants des écoles.
Dépenses inconsidérées pour le BIOSCOPE ; des investissements dans le privé pour un résultat qui dès le départ montrait son vrai visage : acquérir une emprise foncière, mettre la main sur les secteurs rentables de l'Ecomusée (billetterie, boutique, restaurants,...), faire de l'immobilier avec un projet Pierre et Vacances, avec le leurre de créer un parc de loisirs qu'on disait dédié à l'éducation à l'environnement. La structure des bâtiments est métallique, le chauffage électrique !
Autre exemple : le troisième incinérateur du Haut-Rhin. L'ancien (Aspach-Le-Haut) n'était plus conforme, rejetait des furanes, des dioxines, etc... et polluait en permanence les villages avoisinants. Le Conseil Général avec des cofinancements d'Etat voulait construire un nouvel incinérateur pour un budget dépassant les 60 millions d'euros. Les habitants, les associations citoyennes et environnementales et les élu(e)s écologistes ont combattu pendant plusieurs années ce projet en proposant d'améliorer le tri des déchets et leur valorisation. Au bout du compte, ce fut une victoire citoyenne puisque la construction fut abandonnée, le tri amélioré. Aujourd'hui un seul incinérateur par département pourrait suffire.
Il est temps de retrouver le sens de l'exemplarité, de l'intérêt général, de l'honnêteté. Une honnêteté qui consiste à ne pas promettre, à ne pas mentir, à reconnaître ses lacunes et ses erreurs, à écouter et à valoriser les autres. Une honnêteté qui consiste à reconnaître que l'avenir sera difficile, mais le sera encore plus si on ne tient pas compte de notre environnement.
Il nous faut aller au-delà de nos peurs, construire un nouveau modèle de société, plus solidaire et plus responsable. Lui seul est capable de motiver, de fédérer, de donner du sens, et de faire naître un projet qui permettra à notre jeunesse d'identifier des défis passionnants et de s'y investir.
Relevons tous ensemble ce défi.
les 10 et 17 juin, votez Jean VOGEL
Quel humanisme pour notre société?
François Bayrou vient de tenir des propos surprenants en soutenant qu’en taxant fortement les revenus au dessus d’un million d’euros par an , on empêchait les jeunes de rêver.
Comment peut-on en 2012 se revendiquer de la démocratie chrétienne et des valeurs humanistes et tenir de tels propos. Là est bien la différence avec l’écologie politique. L’écologie politique est porteur d’un véritable projet de société où le bien être et la qualité de vie en sont les objectifs. Un footballeur souhaite gagner sa vie, mais surtout bien jouer, gagner des matchs et donner du plaisir. Le chef d’entreprise souhaite gagner sa vie mais surtout réussir son challenge, donner de l’emploi, voir ses clients satisfaits du service.
Arrêtons de croire et de faire croire que l’accumulation d’argent est le but de notre société. Soyons capable de différencier l’essentiel du superflu, les besoins de nos envies, de replacer l’homme au centre de notre société, de redonner du sens et du lien en préservant notre environnement et donnant toute sa place aux valeurs immatérielles la sagesse, la solidarité, le savoir , la culture,….
Là se situe l’humanisme du XXI é siècle.
Education, quels moyens? quelles priorités?
De passage, il y a deux ans à St Jean de Luz, je fus surpris par la présence, en bas de la rue où je logeais, d'un car de CRS. Cinq agents en uniforme se relayaient jour et nuit, sept jours sur sept. De l'autre côté de la route, un policier en civil s'ennuyait dur dans une voiture banalisée. L'hôtelier interrogé ne se fit pas prier pour m'expliquer qu'il s'agissait de la résidence d'un important ministre de la République et que cela consternait tout le voisinage.
Depuis lors, je ne peux m'empêcher de penser qu'un seul ministre de la République pourrait s'il le voulait, empêcher la fermeture d'une quinzaine de classes ou d'autant de postes de RASED.
Depuis lors, je ne peux m'empêcher de penser qu'un seul ministre de la République pourrait s'il le voulait, empêcher la fermeture d'une quinzaine de classes ou d'autant de postes de RASED.
la place de l'éducation
Il y a quelques années de passage chez mes amis paysans du Fouta Djalon, ceux-ci m'emmenèrent dans un territoire très reculé et enclavé que nous n'atteignîmes qu'à la tombée de la nuit. A la sortie d'un village, un vieil hangar où avaient pris place une quinzaine de personnes sur des bancs d'écoliers en bois mal dégrossis. Sur chacun d'eux, une lampe à pétrole et deux crayons et cahiers bien usagers. Ces écoliers du soir faisaient partie des 1700 et quelques personnes qui s'étaient inscrites aux cours d'alphabétisation fonctionnelle (en langue locale) que proposaient les organisations paysannes. Parmi eux, j'eus la surprise de distinguer une très vieille femme. Sa présence au sein d'un public bien plus jeune m'intrigua fortement. Je sollicitai mon accompagnateur afin de connaître la raison de sa présence. Elle répondit que toute sa vie, elle avait rêvé de savoir lire et écrire et qu'elle voulait toucher ce bonheur avant de mourir.
Puissions-nous dans notre société en quête de repères être capables de bien distinguer l'essentiel du superflu et à avoir le courage de prendre des engagements porteurs de sens.
Politique africaine
En 1983, j'ai vu les paysans camerounais pleurer au vu de ce qu'était devenue la politique africaine de la France.
Ces jours-ci, Laurent Fabius s'est rendu au Gabon comme avant lui tous ceux qui ont contribué à une des pages les plus obscures de la politique mitterrandienne. On peut légitimement s'interroger, sans renier nos solidarités. Ce sera d'ailleurs un de nos défis : éviter à François Hollande de connaître certaines dérives que gauche comme droite n'ont jamais su éviter par le passé.
à propos
Lors de mes rencontres avec les élus, les responsables de la société civile, les chefs d'entreprise de l'arrondissement, deux expressions reviennent de façon systématique : exemplarité et sens de l'intérêt général. Exemplarité : ceux qui nous gouvernent mettront en avant le faible coût que cela représente eu égard au budget de l'Etat sans comprendre qu'elle est essentielle si l'on veut de tous un effort partagé et équitable. Qui se souvient de De Gaulle qui disposait à l'Elysée d'un compteur électrique privé pour ses appartements dont il réglait personnellement la facture.
Sens de l'intérêt général: à lire et à relire l'excellent livre de Martin Hirsch sur les conflits d'intérêt. Vous y découvrirez le long chemin à parcourir par ceux qui nous dirigent afin de remettre au centre du débat politique ce trop fameux et tellement dévoyé sens de l'intérêt général.
Fessenheim : l’obstination irresponsable de Sarkozy
C’est dans le cadre d’une visite électorale éclair que le candidat-président a rendu, devant un public trié, son verdict sans nuance, à l’emporte pièce et avec un argumentaire caricatural : l’exploitation de la centrale nucléaire de Fessenheim doit être poursuivie.
Europe Écologie - Les Verts Alsace prend acte des propos de ce candidat, mais refuse bien sûr de prendre au sérieux la décision du Président. Une telle somme d’énormités et d’aveuglement n’est en effet pas digne des attentes ni des alsaciens, ni des salariés du site.
Quel culot, ou quelle ignorance, faut-il, pour oser vanter le modèle nucléaire national alors que pour la seule journée d’hier notre pays a importé pour 38 millions d’euros d’électricité, alors qu’à lui seul il représente la moitié de la surconsommation européenne actuelle !
Un an après le drame de la centrale de Fukushima, Nicolas Sarkozy n’a pas tiré la moindre leçon de la dangerosité de la filière nucléaire, notamment à Fessenheim, centrale située sur une faille sismique, multirécidiviste de la panne compte tenu de son âge avancé.
Plus de 70 collectivités alsaciennes de toute couleur politique ont, et parfois à l’unanimité comme à Strasbourg, voté des motions demandant la fermeture rapide de cette centrale. Des motions identiques se sont exprimées sur le Land du Bade Wurtemberg, les cantons de Bâle ainsi que de la Région Franche Comté.
Alors que lundi soir, Nicolas Sarkozy aux côtés d’Angela Merkel, prenait l’Allemagne comme référence, cette décision de poursuivre l’exploitation de Fessenheim situe le modèle énergétique allemand comme repoussoir. Quelle cohérence à quelques jours d’intervalle et quel mépris pour ses partenaires !
Enfin concernant les enjeux essentiels de l’emploi et face aux inquiétudes légitimes des salariés (sachant que 65 % es salariés du nucléaire sont des sous-traitants), il est évident que ce sont les politiques de transition énergétiques qui sont créatrices d’emplois. Ceux-ci se feront autour de 4 filières. Les chantiers – pour plusieurs décennies- du démantèlement, les chantiers des économies d’énergie notamment dans les logements et l’habitat et naturellement des énergies renouvelables.
Oui, aujourd’hui, le candidat Sarkozy peut affirmer qu’il ne fermera jamais la centrale de Fessenheim, car ce sera le prochain Président et sa majorité législative nouvelle qui sauront prendre cette responsabilité.
Europe Écologie - Les Verts Alsace prend acte des propos de ce candidat, mais refuse bien sûr de prendre au sérieux la décision du Président. Une telle somme d’énormités et d’aveuglement n’est en effet pas digne des attentes ni des alsaciens, ni des salariés du site.
Quel culot, ou quelle ignorance, faut-il, pour oser vanter le modèle nucléaire national alors que pour la seule journée d’hier notre pays a importé pour 38 millions d’euros d’électricité, alors qu’à lui seul il représente la moitié de la surconsommation européenne actuelle !
Un an après le drame de la centrale de Fukushima, Nicolas Sarkozy n’a pas tiré la moindre leçon de la dangerosité de la filière nucléaire, notamment à Fessenheim, centrale située sur une faille sismique, multirécidiviste de la panne compte tenu de son âge avancé.
Plus de 70 collectivités alsaciennes de toute couleur politique ont, et parfois à l’unanimité comme à Strasbourg, voté des motions demandant la fermeture rapide de cette centrale. Des motions identiques se sont exprimées sur le Land du Bade Wurtemberg, les cantons de Bâle ainsi que de la Région Franche Comté.
Alors que lundi soir, Nicolas Sarkozy aux côtés d’Angela Merkel, prenait l’Allemagne comme référence, cette décision de poursuivre l’exploitation de Fessenheim situe le modèle énergétique allemand comme repoussoir. Quelle cohérence à quelques jours d’intervalle et quel mépris pour ses partenaires !
Enfin concernant les enjeux essentiels de l’emploi et face aux inquiétudes légitimes des salariés (sachant que 65 % es salariés du nucléaire sont des sous-traitants), il est évident que ce sont les politiques de transition énergétiques qui sont créatrices d’emplois. Ceux-ci se feront autour de 4 filières. Les chantiers – pour plusieurs décennies- du démantèlement, les chantiers des économies d’énergie notamment dans les logements et l’habitat et naturellement des énergies renouvelables.
Oui, aujourd’hui, le candidat Sarkozy peut affirmer qu’il ne fermera jamais la centrale de Fessenheim, car ce sera le prochain Président et sa majorité législative nouvelle qui sauront prendre cette responsabilité.
REGULER, ENCADRER, TRANSFORMER LA FINANCE
"Pourquoi un écologiste s'implique-t-il dans les questions financières ?
La transition écologique dont nous avons tant besoin pour transmettre une planète vivable à nos enfants a besoin de la finance, parce que l'écologie, comme une certaine finance, s'intéresse au long terme. Les réassureurs, ceux qui paient en dernier lieu les dégâts liés au changement climatique par exemple sont les alliés des écologistes. Mais cette finance de long terme, qui investit, croit en des projets et les rend possibles, est absorbée par une finance uniquement centrée sur le court terme, le profit immédiat des actionnaires entre autres...Transformer la finance est donc un combat écologiste et humaniste.
Mesure 1 :
Les Etats disposent d'une arme massive vis-à-vis des banques : ce sont eux qui octroient la licence bancaire. Il suffirait d'inclure dans les conditions d'obtention - et de maintien- de cette licence des règles concernant les paradis fiscaux, la lutte contre le blanchiment d'argent, les rémunérations ... etc...Les banques de la zone euro sont aujourd'hui totalement dépendantes de la Banque Centrale Européenne qui leur fournit de l'argent de manière quasi illimitée. Ces banques empruntent ensuite aux Etats à des taux plus élevés. La Banque Centrale Européenne refuse d'aider les Etats directement et d'autre part, ne demande aucun engagement en contrepartie des prêts à taux très bas aux Banques. Au niveau européen, il y a donc aussi moyen d'agir pour changer les règles de la banque Centrale Européenne.
Mesure 2 :
Les banques doivent se scinder en deux : séparer les activités de la banque d'affaires (investissements sur les marchés financiers) de la banque de détail (prêts aux particuliers, et petites entreprises, épargne,...).Cette séparation est tout à fait possible au niveau national. En plus, elles doivent disposer de plus de fonds propres pour être moins vulnérables.
Mesure 3 :
L'Autorité bancaire européenne devrait interdire aux banques sous-capitalisées de verser des dividendes et des bonus. Le régulateur américain le fait.
Mesure 4 :
Les CDS (dérivés des crédits) sont supposés permettre de s'assurer contre la faillite d'une entreprise ou d'un Etat. Ils sont devenus de fait des armes de spéculation massive contre les dettes des Etats. L'Europe doit interdire tous les CDS sur les dettes des Etats. Les banques (privées) s'autoassurent contre le risque de faillite d'Etat qu'ils endettent, alors que si ces Etats ne remboursent pas les crédits alloués, les banques font faillite : c'est complètement pervers. Au final ceux qui payent, ce sont les contribuables et/ou les banques centrales des Etats.
Mesure 5 :
Les subprimes ou les prêts exotiques aux collectivités locales font parti aussi de ces inventions de la libéralisation de la finance. L'Autorité européenne des marchés financiers (avec avis du Comité européen du risque systémique) devrait pouvoir donner obligatoirement son autorisation avant commercialisation de tout nouveau produit bancaire.
Mesure 6 :
Les marchés devraient être remis au service du financement de l'économie. On peut pour cela réinstaller une durée minimale de détention de titres financiers, cela permettrait de revenir à des investissements à moyen et long terme. Les Etats-Unis l'ont fait (Volker Rule).
Mesure 7 :
Adopter en Europe l'équivalent de la loi américaine FATCA (qui entrera en vigueur en 2013) contre le secret bancaire pour lutter contre les paradis fiscaux. Obligation à toutes les institutions financières ouvrant un compte à un citoyen européen ou une entreprise à capitaux à majorité européens à déclarer ce compte aux administrations fiscales des Etats membres.
Mesure 8 :
Les règles européennes obligent les gestionnaires de fonds à vendre les produits qu'ils détiennent si leur notation se dégrade. Il faut donc retirer de la régulation financière européenne toute référence à ces notes délivrées par des agences de notation. De même , ces agences ne devraient pas avoir le droit de faire des préconisations d'ordre politique car cela ne fait pas partie de l'évaluation des risques conférée à ces agences.
Mesure 9 :
Mettre fin aux conflits d'intérêts dans la finance. De nombreux exemples existent. Entre autres, il faut empêcher un haut fonctionnaire ayant eu à traiter du secteur bancaire d'aller y travailler dans les cinq ans qui suivent (et réciproquement).
Mesure 10 :
Taxer les profits indus: instaurer un impôt progressif sur les sociétés financières, pas de déduction des enveloppes des bonus de leurs bénéfices, taxe sur les transactions financières au niveau européen.
En tant qu'épargnant, quelle finance est-ce que j'encourage, de quel type de banque suis-je client ?...Banques coopératives, banques mutualistes... La question de la monnaie elle-même peut être posée, des monnaies locales existent déjà à côté de l'Euro par exemple.Construire la démocratie financière, c'est retrouver un lien direct avec l'Etat qui a besoin d'argent pour financer les services publics et donc a besoin de l'épargne des citoyen-ne-s.L'intégralité du financement de l'Etat actuellement se fait au travers des marchés financiers. Il est tout à fait possible, pour une part, de proposer des emprunts populaires (la Belgique l'a fait en 2011).
Il faudrait créer un Ministère de la Réforme Financière dès 2012, faire en sorte que le politique reprenne la main sur la finance. Le système financier actuel est un obstacle majeur à la construction d'une société plus humaine et d'une économie soutenable tant sur le plan social que sur le plan environnemental.
Contribuons à un nouveau New Deal pour le XXIème siècle. "
LIRE
"CE QUE LES BANQUES VOUS DISENT ET POURQUOI IL NE FAUT PRESQUE JAMAIS LES CROIRE" de Pascal Canfin,
économiste, député européen Europe Ecologie-Les Verts, vice-président de la commission spéciale sur la crise financière, à l'origine de l'ong Finance Watch (éditions Les Petits Matins- 125 pages-5 €)
La transition écologique dont nous avons tant besoin pour transmettre une planète vivable à nos enfants a besoin de la finance, parce que l'écologie, comme une certaine finance, s'intéresse au long terme. Les réassureurs, ceux qui paient en dernier lieu les dégâts liés au changement climatique par exemple sont les alliés des écologistes. Mais cette finance de long terme, qui investit, croit en des projets et les rend possibles, est absorbée par une finance uniquement centrée sur le court terme, le profit immédiat des actionnaires entre autres...Transformer la finance est donc un combat écologiste et humaniste.
Mesure 1 :
Les Etats disposent d'une arme massive vis-à-vis des banques : ce sont eux qui octroient la licence bancaire. Il suffirait d'inclure dans les conditions d'obtention - et de maintien- de cette licence des règles concernant les paradis fiscaux, la lutte contre le blanchiment d'argent, les rémunérations ... etc...Les banques de la zone euro sont aujourd'hui totalement dépendantes de la Banque Centrale Européenne qui leur fournit de l'argent de manière quasi illimitée. Ces banques empruntent ensuite aux Etats à des taux plus élevés. La Banque Centrale Européenne refuse d'aider les Etats directement et d'autre part, ne demande aucun engagement en contrepartie des prêts à taux très bas aux Banques. Au niveau européen, il y a donc aussi moyen d'agir pour changer les règles de la banque Centrale Européenne.
Mesure 2 :
Les banques doivent se scinder en deux : séparer les activités de la banque d'affaires (investissements sur les marchés financiers) de la banque de détail (prêts aux particuliers, et petites entreprises, épargne,...).Cette séparation est tout à fait possible au niveau national. En plus, elles doivent disposer de plus de fonds propres pour être moins vulnérables.
Mesure 3 :
L'Autorité bancaire européenne devrait interdire aux banques sous-capitalisées de verser des dividendes et des bonus. Le régulateur américain le fait.
Mesure 4 :
Les CDS (dérivés des crédits) sont supposés permettre de s'assurer contre la faillite d'une entreprise ou d'un Etat. Ils sont devenus de fait des armes de spéculation massive contre les dettes des Etats. L'Europe doit interdire tous les CDS sur les dettes des Etats. Les banques (privées) s'autoassurent contre le risque de faillite d'Etat qu'ils endettent, alors que si ces Etats ne remboursent pas les crédits alloués, les banques font faillite : c'est complètement pervers. Au final ceux qui payent, ce sont les contribuables et/ou les banques centrales des Etats.
Mesure 5 :
Les subprimes ou les prêts exotiques aux collectivités locales font parti aussi de ces inventions de la libéralisation de la finance. L'Autorité européenne des marchés financiers (avec avis du Comité européen du risque systémique) devrait pouvoir donner obligatoirement son autorisation avant commercialisation de tout nouveau produit bancaire.
Mesure 6 :
Les marchés devraient être remis au service du financement de l'économie. On peut pour cela réinstaller une durée minimale de détention de titres financiers, cela permettrait de revenir à des investissements à moyen et long terme. Les Etats-Unis l'ont fait (Volker Rule).
Mesure 7 :
Adopter en Europe l'équivalent de la loi américaine FATCA (qui entrera en vigueur en 2013) contre le secret bancaire pour lutter contre les paradis fiscaux. Obligation à toutes les institutions financières ouvrant un compte à un citoyen européen ou une entreprise à capitaux à majorité européens à déclarer ce compte aux administrations fiscales des Etats membres.
Mesure 8 :
Les règles européennes obligent les gestionnaires de fonds à vendre les produits qu'ils détiennent si leur notation se dégrade. Il faut donc retirer de la régulation financière européenne toute référence à ces notes délivrées par des agences de notation. De même , ces agences ne devraient pas avoir le droit de faire des préconisations d'ordre politique car cela ne fait pas partie de l'évaluation des risques conférée à ces agences.
Mesure 9 :
Mettre fin aux conflits d'intérêts dans la finance. De nombreux exemples existent. Entre autres, il faut empêcher un haut fonctionnaire ayant eu à traiter du secteur bancaire d'aller y travailler dans les cinq ans qui suivent (et réciproquement).
Mesure 10 :
Taxer les profits indus: instaurer un impôt progressif sur les sociétés financières, pas de déduction des enveloppes des bonus de leurs bénéfices, taxe sur les transactions financières au niveau européen.
En tant qu'épargnant, quelle finance est-ce que j'encourage, de quel type de banque suis-je client ?...Banques coopératives, banques mutualistes... La question de la monnaie elle-même peut être posée, des monnaies locales existent déjà à côté de l'Euro par exemple.Construire la démocratie financière, c'est retrouver un lien direct avec l'Etat qui a besoin d'argent pour financer les services publics et donc a besoin de l'épargne des citoyen-ne-s.L'intégralité du financement de l'Etat actuellement se fait au travers des marchés financiers. Il est tout à fait possible, pour une part, de proposer des emprunts populaires (la Belgique l'a fait en 2011).
Il faudrait créer un Ministère de la Réforme Financière dès 2012, faire en sorte que le politique reprenne la main sur la finance. Le système financier actuel est un obstacle majeur à la construction d'une société plus humaine et d'une économie soutenable tant sur le plan social que sur le plan environnemental.
Contribuons à un nouveau New Deal pour le XXIème siècle. "
LIRE
"CE QUE LES BANQUES VOUS DISENT ET POURQUOI IL NE FAUT PRESQUE JAMAIS LES CROIRE" de Pascal Canfin,
économiste, député européen Europe Ecologie-Les Verts, vice-président de la commission spéciale sur la crise financière, à l'origine de l'ong Finance Watch (éditions Les Petits Matins- 125 pages-5 €)
cohésion sociale
"Les nantis défendent le plus souvent un modèle économique néolibéral, spéculatif et financiarisé qui ne se préoccupe ni d’éthique, ni parfois même de légalité. La volonté obsessionnelle de privatiser, puis de marchandiser ces biens que l’on considérait autrefois comme des richesses communes à la disposition de tous comme l’air, l’eau ou les espaces naturels, est antiécologiste par principe. Et je ne parle même pas du productivisme à tous crins dont les tenants du néolibéralisme se font les avocats, surtout en agriculture. La première conséquence de tout cela, c’est la quasi-disparition du concept de bien commun, et même de monde commun. Dans des sociétés fracturées, déstructurées et profondément inégalitaires, la cohésion sociale se délite. Or, elle est absolument nécessaire pour amorcer le grand virage écologique qui s’impose et refonder de façon démocratique notre modèle de développement. Elle en est la condition même. "
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